Y'a des moments comme ça...
Y'a des moments, on sait qu'on ne va pas bien. Y'a des moments, on ne veut pas en parler, y'a des moments où on sent que c'est pas le moment.
Moi, voila près de 6 mois que que je pensais ça. Voila 6 mois que je me suis tue. La semaine dernière, j'ai pris mon courrage à deux mains et j'ai parlé.
Parlé de mes ennuis de santé. Je suis allée jusqu'à dire que ça fait plus d'un an que je veux avoir un enfant, mais que mon corps, défaillant, refuse de faire ce que je lui commande.
C'est une longue aventure. Un long cauchmar plutôt, qui a commencé il y a environ 6 mois. On a découvert, presque par hasard, que j'avais un kyste sur un ovaire. La gynéco se veut rassurante: c'est du liquide, ça partira dans un mois au plus.
Elle découvre aussi une autre tache. Un début de grossesse? Possible mais peu probable. Prise de sang, c'était pas ça. La tache disparait. Première déception.
Le mois suivant, échographie de controle. Cette saloperie, non contante d'être restée a grossi. Le kyste faut aujourd'hui dans les 6cm.
J'ai toujours cru qu'un truc de 6 cm qui n'est pas sencé être là, je le sentirais. Bah croyez-moi, on sent rien du tout...
A cet instant, je commence à me facher avec mon corps. Un ovaire sur deux qui fonctionne seulement, ça réduit les chances d'avoir un enfant...
Je craque pour la première fois, j'appelle ma meilleure amie de belle-soeur. Je déballe tout en pleure. Merci belle-soeur.
La gynéco me met sous traitement pour bloquer tout le système. Je peux ne plus avoir de règle avec ce médoc. Je redeviens une petite fille... avec des crises d'acnées. Saloperie de corps à la con.
Je retourne le mois suivant. Pas de changement, la boule noire sur l'écho est toujours là. Puis encore et encore. Toujours ce traitement qui bloque tout le fonctionnement de la sphère gynécologique.
Le mois dernier, la gynéco est dépassée. Le kyste n'a pas rétrécit. Il reste là, fidèle au poste. Elle me prend rendez-vous à l'hopital pour voir un confrère à elle, un chirurgien.
Ce jour-là, en sortant du cabinet, une idée fugace: Je prend un couteau et m'ouvre le ventre par moi-même pour me sortir cette connerie. Deux secondes de cette envie folle, mais je me reprend rapidement.
A partir de là, je ne dis plus rien à personne. J'ai perdu un peu de poid. A cause de ça? Pour une fois, je ne pense pas. C'est pas comme si j'avais perdu quelqu'un. J'ai juste un corps de merde qui a décidé qu'il allait me contrarier.
La semaine dernière, rendez-vous chez le chirurgien. Echographie. Le kyste est toujours là, à sa place. Mais là, c'est l'achèvement: le toubib regarde mon second ovaire. Il ne va pas bien non plus. En fait, les deux ne vont pas bien, sans doute depuis ma naissance. La couche protectrice est trop épaisse. D'où sans doute l'apparition du kyste, et peut-être le fait qu'il ne s'en aille pas de lui-même. Connerie de saloperie. C'est donc pour ça que j'ai jamais eu de règles comme tout le monde? Qu'elles ne venaient que tous les deux ou trois mois?
Le chirurgien parle d'opération. Mais je suis prévenue: il y a environ 20% de chance qu'il trouve une connerie en ouvrant. Parce que personne ne s'explique pourquoi cette tache noire n'est pas partie.
Il me parle d'un autre truc: un phénomène de torsion. En gros, le kyste pourrait se retourner et étouffer mon ovaire (on m'en avait déjà parlé, mais pas aussi franchement). La douleur est plus insuportable qu'une apindicite il parrait. Là, il faudrait que je sois opérée très rapidement, sous peine de perdre définitivement l'ovaire en question.
J'ai pris ma décision vendredi, je vais me faire opérer. J'ai pris rendez-vous avec le chirurgin au nom imprononcable.
J'ai un corps à la con qui refuse de m'obéir. Je vais donc tacher de le faire obéir par la force. Mes coups de colères face à lui sont inutils, les gros mots dont je l'affuble aussi. Ne reste que la force.
Moi, voila près de 6 mois que que je pensais ça. Voila 6 mois que je me suis tue. La semaine dernière, j'ai pris mon courrage à deux mains et j'ai parlé.
Parlé de mes ennuis de santé. Je suis allée jusqu'à dire que ça fait plus d'un an que je veux avoir un enfant, mais que mon corps, défaillant, refuse de faire ce que je lui commande.
C'est une longue aventure. Un long cauchmar plutôt, qui a commencé il y a environ 6 mois. On a découvert, presque par hasard, que j'avais un kyste sur un ovaire. La gynéco se veut rassurante: c'est du liquide, ça partira dans un mois au plus.
Elle découvre aussi une autre tache. Un début de grossesse? Possible mais peu probable. Prise de sang, c'était pas ça. La tache disparait. Première déception.
Le mois suivant, échographie de controle. Cette saloperie, non contante d'être restée a grossi. Le kyste faut aujourd'hui dans les 6cm.
J'ai toujours cru qu'un truc de 6 cm qui n'est pas sencé être là, je le sentirais. Bah croyez-moi, on sent rien du tout...
A cet instant, je commence à me facher avec mon corps. Un ovaire sur deux qui fonctionne seulement, ça réduit les chances d'avoir un enfant...
Je craque pour la première fois, j'appelle ma meilleure amie de belle-soeur. Je déballe tout en pleure. Merci belle-soeur.
La gynéco me met sous traitement pour bloquer tout le système. Je peux ne plus avoir de règle avec ce médoc. Je redeviens une petite fille... avec des crises d'acnées. Saloperie de corps à la con.
Je retourne le mois suivant. Pas de changement, la boule noire sur l'écho est toujours là. Puis encore et encore. Toujours ce traitement qui bloque tout le fonctionnement de la sphère gynécologique.
Le mois dernier, la gynéco est dépassée. Le kyste n'a pas rétrécit. Il reste là, fidèle au poste. Elle me prend rendez-vous à l'hopital pour voir un confrère à elle, un chirurgien.
Ce jour-là, en sortant du cabinet, une idée fugace: Je prend un couteau et m'ouvre le ventre par moi-même pour me sortir cette connerie. Deux secondes de cette envie folle, mais je me reprend rapidement.
A partir de là, je ne dis plus rien à personne. J'ai perdu un peu de poid. A cause de ça? Pour une fois, je ne pense pas. C'est pas comme si j'avais perdu quelqu'un. J'ai juste un corps de merde qui a décidé qu'il allait me contrarier.
La semaine dernière, rendez-vous chez le chirurgien. Echographie. Le kyste est toujours là, à sa place. Mais là, c'est l'achèvement: le toubib regarde mon second ovaire. Il ne va pas bien non plus. En fait, les deux ne vont pas bien, sans doute depuis ma naissance. La couche protectrice est trop épaisse. D'où sans doute l'apparition du kyste, et peut-être le fait qu'il ne s'en aille pas de lui-même. Connerie de saloperie. C'est donc pour ça que j'ai jamais eu de règles comme tout le monde? Qu'elles ne venaient que tous les deux ou trois mois?
Le chirurgien parle d'opération. Mais je suis prévenue: il y a environ 20% de chance qu'il trouve une connerie en ouvrant. Parce que personne ne s'explique pourquoi cette tache noire n'est pas partie.
Il me parle d'un autre truc: un phénomène de torsion. En gros, le kyste pourrait se retourner et étouffer mon ovaire (on m'en avait déjà parlé, mais pas aussi franchement). La douleur est plus insuportable qu'une apindicite il parrait. Là, il faudrait que je sois opérée très rapidement, sous peine de perdre définitivement l'ovaire en question.
J'ai pris ma décision vendredi, je vais me faire opérer. J'ai pris rendez-vous avec le chirurgin au nom imprononcable.
J'ai un corps à la con qui refuse de m'obéir. Je vais donc tacher de le faire obéir par la force. Mes coups de colères face à lui sont inutils, les gros mots dont je l'affuble aussi. Ne reste que la force.
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