Ca y est, c'est fini
Voila, mon opération est finie. Ca a été, une fois de plus, une folle aventure.

Tout commence tôt le matin. 7h, RDV à l'hôpital, comme l'autre fois. Cette fois-ci, je me prépare à ne pas me faire opérer. (Sait-on jamais, un miracle serait encore possible, des fois que ce kist de 5.5 cm ai eu peur à la perspective de se faire retirer, alors il s'est barré tout seul...)
Je préviens donc les infirmières: la douche à la bétadine et tout, je le ferais seulement une fois que le chirurgien aura fait l'échographie, et pas avant. Idem pour les médicaments (et ce satané supositoire... Un second lavement, c'était déjà trop pour moi!). Mon chéri m'a accompagné, et était bien décidé à ne pas partir avant de savoir si je passe au bloc ou pas.
La dernière fois, le médecin était là vers 7h30. Cette fois-ci, il n'est pas venu avant 9h... Je faisais les 100 pas dans le couloir pendant que mon chéri s'endormait dans ma chambre...
Les infirmières n'en pouvaient déjà plus de me voir dans les couloirs. Non mais c'est vrai quoi, je n'étais même pas encore en pyjama, me baladais en se rongant les ongles, et elles ne pouvaient donc pas se raconter tous les potins tranquillement. (c'est pas des bérises, j'ai surpris une ou deux conversations assez droles, et le ton baissait inévitablement dès que je passais dans le coin). Le médecin arrive, me voit dans le couloir et est tout content de ne pas avoir à aller à l'autre bout du couloir dans ma chambre pour me chercher.
Petite écho, mon ami le kist est encore là. "pas de miracle pour aujourd'hui" me dit le chirurgien. Je lui répond "vous y croyez encore aux miracles?".
Là, je file à la douche. La bétadine, ça pue!! J'ai eu un ou deux joli hauts le coeur. C'est horrible comme odeur. Et puis moi, en plus, j'ai les cheveux long. Donc laver mes cheveux à la bétadine, c'est assez... J'ai pas de mots pour le décrire, mis à part que ça dessèche les cheveux, et que j'ai même pas essayé de les démeller. Un sac de noeuds jusqu'aux racines, c'est pas des blagues. Bon, comme je pouvais pas rester avec une choucroute pareille sur la tête, j'ai quand même tout démeler. Sans exageration: 30 minutes pour tout oter...
En sortant de la douche, je mets la super blouse d'hopital. Au passage, ils ont fait des progrès avec ces blouses: on ne voit plus nos fesses quand on les porte! Ils ont changé leur système. C'est pas moi qui vais m'en pleindre.
Dans la chambre, je prend les médicaments (et ce satané supositoire), et je suis le conseil des infirmières: je me mets au lit avec un livre. J'ai faim. Mon ventre crie de plus en plus famine.
On vient enfin me chercher. Je regarde la montre qui est dans le couloir: 12h30. Bah tu m'étonnes que j'ai faim! j'ai rien mangé depuis 19h30 la veille!
Arrivée en salle d'accueil, pose du catéter et de la perfusion qui va avec. Je patiente encore une heure. Non d'un chien, décidément, ils prennent leur temps aujourd'hui!!
Heureusement, l'infirmière de la salle ce jour-là est simpa. Elle me dit même quand ma mère se fera opérer le lendemain (oui, mère et fille dans le même hôpital, même service, ça faisait discuter dans les services qui nous ont cotoyés!).
13h30, on m'envoie enfin en salle d'opération. Là, trois infirmières. Deux qui préparent le materiel, pendant qu'une me tient la jambe en me parlant de tout et rien. Je sentais chez elle son impatience, et son incompréhension: où est l'anéstésiste? Je suis branchée sur la machine cardiaque, mon rythme s'acélère de plus en plus. "Vous inquietez pas, elle va arriver". Non mais c'est pas vraiment le problème. Imaginez-vous dans une salle d'opération avec tout le materiel qui se prépare autour de vous. Vous luttez pour ne pas regarder toutes les pinces et scalpels, toutes les machines... Mais le bruit, lui, vous ne pouvez pas ne pas l'entendre. Le bruit métalique des ustensils sortis de leurs embalages hermétiques.
L'anéstésiste arrive enfin. Elle me parle, veut que je lui parle de vacances, de ce que j'aimerais faire. Mon cerveau n'est plus en état de marche, je répond n'importe quoi, terrorisée par tous les ustensils que les infirmières n'ont toujours pas fini de déballer (non d'un chien elles remplissent combien de plateaux?). Je commence à sentir que je pars, je m'endors... Quoi que, j'ai plus l'impression de tourner de l'oeil... Mais c'est long... Dans ma tête, j'ai le temps de compter lentement jusqu'à 15. Là, c'est fini.
(la suite au prochain épisode)

Tout commence tôt le matin. 7h, RDV à l'hôpital, comme l'autre fois. Cette fois-ci, je me prépare à ne pas me faire opérer. (Sait-on jamais, un miracle serait encore possible, des fois que ce kist de 5.5 cm ai eu peur à la perspective de se faire retirer, alors il s'est barré tout seul...)
Je préviens donc les infirmières: la douche à la bétadine et tout, je le ferais seulement une fois que le chirurgien aura fait l'échographie, et pas avant. Idem pour les médicaments (et ce satané supositoire... Un second lavement, c'était déjà trop pour moi!). Mon chéri m'a accompagné, et était bien décidé à ne pas partir avant de savoir si je passe au bloc ou pas.
La dernière fois, le médecin était là vers 7h30. Cette fois-ci, il n'est pas venu avant 9h... Je faisais les 100 pas dans le couloir pendant que mon chéri s'endormait dans ma chambre...
Les infirmières n'en pouvaient déjà plus de me voir dans les couloirs. Non mais c'est vrai quoi, je n'étais même pas encore en pyjama, me baladais en se rongant les ongles, et elles ne pouvaient donc pas se raconter tous les potins tranquillement. (c'est pas des bérises, j'ai surpris une ou deux conversations assez droles, et le ton baissait inévitablement dès que je passais dans le coin). Le médecin arrive, me voit dans le couloir et est tout content de ne pas avoir à aller à l'autre bout du couloir dans ma chambre pour me chercher.
Petite écho, mon ami le kist est encore là. "pas de miracle pour aujourd'hui" me dit le chirurgien. Je lui répond "vous y croyez encore aux miracles?".
Là, je file à la douche. La bétadine, ça pue!! J'ai eu un ou deux joli hauts le coeur. C'est horrible comme odeur. Et puis moi, en plus, j'ai les cheveux long. Donc laver mes cheveux à la bétadine, c'est assez... J'ai pas de mots pour le décrire, mis à part que ça dessèche les cheveux, et que j'ai même pas essayé de les démeller. Un sac de noeuds jusqu'aux racines, c'est pas des blagues. Bon, comme je pouvais pas rester avec une choucroute pareille sur la tête, j'ai quand même tout démeler. Sans exageration: 30 minutes pour tout oter...
En sortant de la douche, je mets la super blouse d'hopital. Au passage, ils ont fait des progrès avec ces blouses: on ne voit plus nos fesses quand on les porte! Ils ont changé leur système. C'est pas moi qui vais m'en pleindre.
Dans la chambre, je prend les médicaments (et ce satané supositoire), et je suis le conseil des infirmières: je me mets au lit avec un livre. J'ai faim. Mon ventre crie de plus en plus famine.
On vient enfin me chercher. Je regarde la montre qui est dans le couloir: 12h30. Bah tu m'étonnes que j'ai faim! j'ai rien mangé depuis 19h30 la veille!
Arrivée en salle d'accueil, pose du catéter et de la perfusion qui va avec. Je patiente encore une heure. Non d'un chien, décidément, ils prennent leur temps aujourd'hui!!
Heureusement, l'infirmière de la salle ce jour-là est simpa. Elle me dit même quand ma mère se fera opérer le lendemain (oui, mère et fille dans le même hôpital, même service, ça faisait discuter dans les services qui nous ont cotoyés!).
13h30, on m'envoie enfin en salle d'opération. Là, trois infirmières. Deux qui préparent le materiel, pendant qu'une me tient la jambe en me parlant de tout et rien. Je sentais chez elle son impatience, et son incompréhension: où est l'anéstésiste? Je suis branchée sur la machine cardiaque, mon rythme s'acélère de plus en plus. "Vous inquietez pas, elle va arriver". Non mais c'est pas vraiment le problème. Imaginez-vous dans une salle d'opération avec tout le materiel qui se prépare autour de vous. Vous luttez pour ne pas regarder toutes les pinces et scalpels, toutes les machines... Mais le bruit, lui, vous ne pouvez pas ne pas l'entendre. Le bruit métalique des ustensils sortis de leurs embalages hermétiques.
L'anéstésiste arrive enfin. Elle me parle, veut que je lui parle de vacances, de ce que j'aimerais faire. Mon cerveau n'est plus en état de marche, je répond n'importe quoi, terrorisée par tous les ustensils que les infirmières n'ont toujours pas fini de déballer (non d'un chien elles remplissent combien de plateaux?). Je commence à sentir que je pars, je m'endors... Quoi que, j'ai plus l'impression de tourner de l'oeil... Mais c'est long... Dans ma tête, j'ai le temps de compter lentement jusqu'à 15. Là, c'est fini.
(la suite au prochain épisode)
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