Bleus et bosses
Vu que j'ai la peau très claire, tout le monde me dit rapidement que je dois marquer vite lorsque je me cogne ou tombe.
Oui, je marque, mes bleus sont impressionnants, mais paradoxalement, il faut souvent au moins trois jours pour que les traces aparaissent vraiment visiblement sur ma peau. Et vu que je marque tardivement, j'oublie souvent la raison du bleu... Si vous vous souvennez vous à chaque fois ce que vous avez fait trois jours avant, vous avez bien de la chance, parce que moi, j'y arrive pas.
Mais là, mon bras a un gros ématome, allant du poignet au coude, d'une couleur bleue, verte et jaune, avec des marques d'éraflure en plein milieu. Et celui-là, je l'ai pas oublié. Satané chat!!
Mon appartement est en mezanine, et mon PC est en haut, dans un petit renfoncement dont j'ai parfois l'imression qu'il a été crée pour moi et mon bureau. L'autre soir, j'ai eu soif, et j'ai voulu descendre me chercher à boire. Mais mon chat, ce traitre, a vomi une genre de flaque visqueuse et transparante en plein milieu du passage pour accéder à l'escalier (c'est pas très grand, alors en 5 ou 6 pas, je suis à l'escalier hein!). Bref, ma jambe pivote alors que mon pied est dans ce truc visqueux que je n'avais pas vu. Et là arriva ce qui devait arriver: je glisse, tombe, trop vite...
Au milieu de ma chute, je m'apperçois avec horreur que si je continue tout droit comme ça, je vais passer la tête la première par l'escalier. J'imagine d'avance la chute, les roulés boulés que je vais faire. J'ai toujours eu de la chance en tombant dans les escaliers (ça m'arrive souvent...), mais là, la tête la première, ça ne passera pas!
Je tend le bras droit contre la rembarde, heurte les barreaux de bois (d'où les éraflures), j'ai le temps de penser "Freine! Putin mais freine ou tu vas y passer!!" Je m'arrête, la tête en suspend audessus de l'escalier (juste audessus de la 3ème marche), le bras tordu contre la balustrade, une jambe derrière moi, et un pied sur ma tête. Position inconfortable au possible et équilibre précaire audessus des marches.
Surtout, pas de mouvement brusque, ça serait bête de tomber maintenant. Je m'agrippe à la rembarde, et reprend une position normale.
Plus de peur que de mal, mais cette aventure m'a fait penser à quelque chose. Vous savez, lorsqu'on meurt, certains disent qu'on voit notre vie défiler devant nos yeux. Je commence à croire que c'est possible. Parce que toute cette scène s'est déroulée en quelques secondes seulement, et j'ai eu le temps de penser, de bouger, de réagir. Lorsque nous sommes en danger, notre cerveau réagit plus vite, le mien était plus "réveillé" qu'à son habitude, plus réactif. Instinct de survie? Peut-être.
Oui, je marque, mes bleus sont impressionnants, mais paradoxalement, il faut souvent au moins trois jours pour que les traces aparaissent vraiment visiblement sur ma peau. Et vu que je marque tardivement, j'oublie souvent la raison du bleu... Si vous vous souvennez vous à chaque fois ce que vous avez fait trois jours avant, vous avez bien de la chance, parce que moi, j'y arrive pas.
Mais là, mon bras a un gros ématome, allant du poignet au coude, d'une couleur bleue, verte et jaune, avec des marques d'éraflure en plein milieu. Et celui-là, je l'ai pas oublié. Satané chat!!
Mon appartement est en mezanine, et mon PC est en haut, dans un petit renfoncement dont j'ai parfois l'imression qu'il a été crée pour moi et mon bureau. L'autre soir, j'ai eu soif, et j'ai voulu descendre me chercher à boire. Mais mon chat, ce traitre, a vomi une genre de flaque visqueuse et transparante en plein milieu du passage pour accéder à l'escalier (c'est pas très grand, alors en 5 ou 6 pas, je suis à l'escalier hein!). Bref, ma jambe pivote alors que mon pied est dans ce truc visqueux que je n'avais pas vu. Et là arriva ce qui devait arriver: je glisse, tombe, trop vite...
Au milieu de ma chute, je m'apperçois avec horreur que si je continue tout droit comme ça, je vais passer la tête la première par l'escalier. J'imagine d'avance la chute, les roulés boulés que je vais faire. J'ai toujours eu de la chance en tombant dans les escaliers (ça m'arrive souvent...), mais là, la tête la première, ça ne passera pas!
Je tend le bras droit contre la rembarde, heurte les barreaux de bois (d'où les éraflures), j'ai le temps de penser "Freine! Putin mais freine ou tu vas y passer!!" Je m'arrête, la tête en suspend audessus de l'escalier (juste audessus de la 3ème marche), le bras tordu contre la balustrade, une jambe derrière moi, et un pied sur ma tête. Position inconfortable au possible et équilibre précaire audessus des marches.
Surtout, pas de mouvement brusque, ça serait bête de tomber maintenant. Je m'agrippe à la rembarde, et reprend une position normale.
Plus de peur que de mal, mais cette aventure m'a fait penser à quelque chose. Vous savez, lorsqu'on meurt, certains disent qu'on voit notre vie défiler devant nos yeux. Je commence à croire que c'est possible. Parce que toute cette scène s'est déroulée en quelques secondes seulement, et j'ai eu le temps de penser, de bouger, de réagir. Lorsque nous sommes en danger, notre cerveau réagit plus vite, le mien était plus "réveillé" qu'à son habitude, plus réactif. Instinct de survie? Peut-être.
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